Différence entre le flocage et le dtfFlocage maillotFloquer

Différence entre le flocage et le DTF sur un t-shirt

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Équipe Pressink

12 October 2026 · 10 min de lecture · 1909 mots

Choisir entre le flocage et le DTF revient à comparer deux façons de poser un visuel sur un textile. Les deux procédés diffèrent par la préparation du motif, le rendu selon le visuel et le tissu, la tenue au lavage et la logique de coût selon la quantité. Selon le projet, une autre technique convient parfois mieux.

Qu’est-ce qui distingue le flocage du DTF ?

La différence se joue sur le fichier et sur la matière. Le flocage part d’un film découpé, le DTF d’un visuel imprimé. Dans les deux cas, le marquage textile est pressé à chaud sur le vêtement. Ce qui change, c’est tout ce qui précède la presse.

Deux façons de préparer le motif

Dans son sens courant, floquer un vêtement consiste à découper un film thermocollant aux contours du motif, puis à le fixer par chaleur et pression. Le terme sert aussi parfois à désigner un transfert en général : précisez donc toujours le procédé attendu.

Le flex est un film lisse, en polyuréthane ou en PVC. Le flock est une autre matière, à surface fibreuse. Le DTF, pour « direct to film », imprime le visuel sur un film transfert intermédiaire avant de le poser à chaud. À l’inverse du DTG, il n’imprime jamais directement sur le vêtement.

Comment réalise-t-on un flocage ?

Tout commence par un tracé vectoriel propre, qui facilite la découpe. Pour un film classique, le motif est découpé en miroir au traceur. Vient ensuite l’échenillage : il consiste à retirer à la main les parties de film qui ne font pas partie du dessin. Les lettres fines et les petites contre-formes rendent ce travail plus long.

Une fois le film échenillé, il est placé face adhésive contre le textile. La presse applique alors la température, la pression et la durée prévues pour ce film et ce vêtement. Selon la référence, le support se retire à chaud, à tiède ou à froid.

Comment imprime-t-on un transfert DTF ?

L’impression DTF dépose le visuel en couleur sur un film de transfert. Une couche d’encre blanche s’ajoute derrière : elle conserve l’opacité du motif sur un textile foncé. Une poudre adhésive thermofusible est ensuite répandue sur l’encre encore fraîche, puis chauffée avant que le motif soit transféré au vêtement à la presse.

Un atelier n’est pas obligé de produire ses films lui-même. Press Ink propose des transferts DTF prêts à poser : il ne reste alors que la pose. Produire en interne exige une imprimante DTF, des encres compatibles, un système de fixation de la poudre et une ventilation adaptée.

Quel rendu selon le visuel et le textile ?

Le choix se fait d’abord sur le visuel : un texte en aplat et une photographie ne demandent pas le même procédé. Le toucher et le tissu entrent ensuite en jeu, avec des contraintes propres à chaque technique.

Textes simples ou images détaillées

Le flex découpé convient aux formes nettes en aplats. Le flocage d’un maillot avec un prénom ou un numéro en est l’usage typique. Une photographie ou un dégradé continu, en revanche, se découpe mal.

  • Flex et textes : prénoms, numéros, silhouettes et logos simples d’une seule couleur.
  • Flex multicolore : chaque couleur peut demander son propre film ou une couche supplémentaire.
  • DTF et images : photographies, dégradés et logos multicolores sortent en une seule impression.
  • Petits détails en DTF : leur précision dépend de la résolution du fichier et des limites du transfert.

Surface lisse, velours ou dépôt imprimé

Le flex posé reste lisse et légèrement perceptible sous les doigts. Le flock apporte un relief et un toucher velours qu’un DTF standard ne reproduit pas. Sur une grande zone pleine, le flex peut rigidifier le vêtement : des découpes et des espaces libres réduisent la surface de film.

Le DTF forme lui aussi un dépôt perceptible. Une grande illustration pleine peut réduire localement la respirabilité du tissu. Un petit logo poitrine, entouré de tissu libre, reste plus souple au porter.

Compatibilité du tissu et qualité du fichier

Flex et DTF peuvent convenir au coton, au polyester et aux mélanges. Le transfert choisi doit être compatible avec le vêtement exact et ses conditions de pose.

Sur un polyester teint, la chaleur peut faire migrer les colorants vers le marquage. Les enductions, les traitements déperlants, une forte élasticité et les coutures sous le motif demandent aussi une vérification. Contrôlez ces points avant tout pressage.

Côté fichier, Press Ink conseille un PNG transparent, un PDF de haute qualité ou un fichier vectoriel, avec une résolution de 150 à 300 DPI à la taille d’impression. Le transfert DTF au format A4 de 21 × 28 cm accueille notamment les illustrations détaillées, avec un placement du visuel dans la zone d’impression.

Lequel tient le mieux au lavage ?

Aucune des deux techniques ne l’emporte par principe. La tenue d’un marquage se juge sur un produit précis, posé sur un textile précis, puis entretenu correctement.

Une durabilité liée au produit et à la pose

La durabilité au lavage ne dépend pas du nom de la technique. Elle repose sur plusieurs facteurs concrets :

  • Le transfert : la composition du film ou du DTF.
  • L’adhésif : sa compatibilité avec la fibre.
  • Le textile et le pressage : la matière du vêtement et le respect des réglages.
  • L’usage : la fréquence des lavages et les contraintes subies par le vêtement.

Press Ink annonce une résistance de ses transferts DTF à 60 lavages et plus, à condition de respecter les consignes de pose et d’entretien. Ce chiffre concerne ces transferts et ne vaut pas pour tous les DTF.

La norme ISO 105-C06:2010, confirmée en 2026, décrit des essais de solidité des coloris au lavage. Elle ne garantit aucun nombre universel de lavages pour un flex ou un DTF.

Pose et entretien sans réglage universel

Deux films flex suffisent à le montrer. Sur coton, la référence UFLEX6P se pose à 160 °C pendant 20 secondes. La référence UFLEX5S se pose à partir de 140 °C pendant 5 secondes. Côté lavage, UFLEX6P se lave à l’envers à 40 °C maximum, UFLEX5S jusqu’à 60 °C. Les deux excluent le sèche-linge.

En complément de ces fiches, suivez la consigne la plus restrictive entre celle du vêtement et celle du transfert. Le repassage direct sur le motif, sans protection adaptée, reste à éviter.

Défauts à surveiller après lavage

Des bords qui se décollent invitent à vérifier la pression, le positionnement, la température ou la durée. Des fissures ou une perte d’élasticité peuvent indiquer un marquage trop rigide pour le vêtement. Sur polyester, un blanc qui se colore peut trahir une migration des colorants.

Pour comparer deux produits, posez chacun selon sa propre fiche, sur des vêtements identiques. Gardez un témoin non lavé, puis notez les cycles de lavage et l’évolution des bords, des couleurs et des fissures.

Lequel choisir selon le visuel et la quantité ?

Le bon choix croise trois critères : la complexité du visuel, le support et le nombre de pièces. Ce comparatif part de cas concrets, puis détaille les coûts et les formats.

Des choix différents selon le projet

Pour un petit logo simple ou un texte, le flex évite l’étape d’impression du DTF, même si ce dernier reste possible. Pour un blason détaillé ou un logo multicolore avec ombres et dégradés, le DTF évite de découper et d’assembler plusieurs films.

Le maillot en polyester réunit souvent les deux cas. Un flex compatible convient au nom et au numéro. Le blason détaillé, lui, est plus pratique à produire en DTF.

Le coût dépend des opérations réelles

Aucun seuil de quantité ne rend le flex ou le DTF systématiquement moins cher. Le coût varie avec la surface, les couleurs, les emplacements, la préparation et la pose. En flex, les détails fins et chaque couleur supplémentaire alourdissent la découpe et l’échenillage. En DTF, il faut compter la préparation du fichier, l’impression, les consommables et le contrôle.

Pour comparer des devis, gardez le même vêtement, le même visuel, la même quantité et les mêmes emplacements. Distinguez ensuite les frais fixes du coût unitaire.

Formats et regroupement des transferts

La gamme de transferts DTF à la planche de Press Ink comprend des formats 5 × 5 cm et 8 × 8 cm pour les petits visuels. Le format A3 de 28 × 42 cm couvre les grands marquages, notamment au dos.

Plusieurs visuels peuvent aussi partager un même support : le transfert DTF au mètre linéaire les regroupe sur une seule bande d’impression.

Les planches se commandent dès une pièce, sans minimum de commande. Le prix unitaire baisse par paliers de quantité, ce qui convient aux petites séries comme aux volumes plus importants.

Quand préférer une autre technique de marquage ?

Flex et DTF ne couvrent pas tous les besoins. La sérigraphie, le DTG, la broderie et la sublimation ont chacun leur terrain, défini par la quantité, le support ou l’effet recherché.

La sérigraphie pour répéter un visuel

La sérigraphie fait passer l’encre à travers un écran préparé selon le motif. Pour de grandes séries de t-shirts identiques avec peu de couleurs, elle mérite un devis comparatif.

Chaque couleur sérigraphiée demande en général sa propre préparation. Ce coût de départ pèse davantage sur une petite quantité.

  • Visuel répété : la sérigraphie amortit ses écrans sur de nombreuses pièces.
  • Peu de couleurs : moins de préparations à engager avant le tirage.
  • Prénoms ou numéros variables : flex et DTF restent plus pratiques.
  • Transfert sérigraphique : une option prête à poser, distincte des deux autres.

À privilégier quand le volume le justifie, la sérigraphie devient moins pratique dès que chaque vêtement porte une personnalisation différente.

Le DTG pour certaines photos sur coton

Le DTG dépose l’encre directement sur le vêtement. Il convient aux photographies et aux détails sur un coton compatible, parfois après un prétraitement. Sur ce type de coton, son toucher peut se rapprocher du tissu davantage qu’un DTF, selon le prétraitement et la quantité d’encre.

Le DTF accepte en général plus de supports textiles que le DTG. Vérifiez malgré tout la compatibilité du vêtement exact.

Broderie et sublimation pour d’autres effets

La broderie construit le motif avec du fil cousu dans le textile. Elle donne un relief différent de celui des transferts. Photographies, dégradés et détails minuscules se prêtent mal à la broderie.

La sublimation textile classique répond à un autre besoin : un grand visuel sur un maillot en polyester clair compatible avec ce procédé.

Foire aux questions

Comment réalise-t-on un flocage étape par étape ?

Vérifiez d’abord la composition du vêtement, sa température d’entretien et la présence d’une enduction ou d’un traitement déperlant. Le vêtement est ensuite préchauffé pour éliminer les plis et l’humidité, puis le film est posé à la presse. Le support se retire à chaud, à tiède ou à froid selon le transfert. Un contrôle final porte sur l’adhérence, les bords, l’alignement et le rendu.

Comment imprimer un transfert DTF ?

La préparation commence par le fichier : résolution, dimensions, fond transparent et profil colorimétrique demandé. Une imprimante de bureau et un film quelconque ne suffisent pas. Le motif est ensuite transféré à la presse à chaud, puis le film porteur est retiré selon les consignes. Un second pressage n’a lieu que si ces consignes le prévoient.

Quels effets de finition le flex permet-il d'obtenir ?

Selon la gamme choisie, le flex peut être métallisé, réfléchissant, fluorescent ou pailleté. Sur textile foncé, un flex opaque tire son opacité du film lui-même, là où le DTF a besoin d’une sous-couche blanche.